Les différentes parcelles d’une exploitation ont souvent des sols très différents et, par conséquent, leur rendement potentiel moyen est lui aussi très différent. Les végétaux qui poussent sur des parcelles à faible rendement potentiel ont besoin de moins d’engrais que ceux qui poussent sur des parcelles à rendement potentiel supérieur à la moyenne – Les agriculteurs apprennent cela dès leur formation afin de réduire la fertilisation excessive comme la sous-fertilisation. Même au sein d’une même parcelle, le rendement potentiel est loin d’être homogène. Une répartition adéquate de l’engrais sur une même parcelle est tout aussi importante qu’entre plusieurs parcelles. Nous avons résumé ici les méthodes de saisie et de traitement de ces différences.

Capteur de végétaux ISARIA_différentes zones de rendement dans un même champ

Parcelles hétérogènes

Dépressions riches en humus, buttes sablonneuses, zones tourbeuses – la plupart des agriculteurs connaissent approximativement les différentes zones de leurs parcelles. Dans ce domaine, les technologies d’agriculture intelligente connaissent aujourd’hui un engouement sans précédent. Dans la plupart des exploitations, l’accès à ce type d’agriculture passe par l’utilisation de cartes d’application sur la base d’images satellite. Ces cartes d’application indiquent la quantité à distribuer pour un point bien précis de la parcelle. Le système débite alors la quantité calculée, lors de l’épandage d’engrais, par exemple. Toutefois, l’élaboration de ces cartes d’application prend beaucoup de temps. Par ailleurs, pour ce qui est justement de l’épandage d’engrais, elles ne reproduisent pas toujours avec exactitude le besoin en azote des végétaux. Il arrive souvent que l’on ne dispose pas à temps des images satellite actualisées ou qu’elles soient faussées par des influences marginales telles que les lisières de forêt ou la culture sur la parcelle voisine. Les capteurs de végétaux ISARIA sont plus précis. Ils mesurent directement à chaque passage l’approvisionnement en azote présent et réel des végétaux. Variante d’accès proposée ici : le mode monopoint. Il permet de détecter les populations végétales ayant un développement différent dans une parcelle et de leur fournir la quantité d’application optimale. Avec le mode monopoint, l’agriculteur effectue un étalonnage. Ce faisant, il affecte à la valeur d’étalonnage moyenne une quantité d’application souhaitée. Cette quantité varie alors selon la progression choisie en fonction de la population végétale.

Détecter le potentiel de rendement

Toutefois, une carte de rendement potentiel est le meilleur moyen de déterminer et de classer les différents potentiels de rendement d’une parcelle. La carte de rendement potentiel se base exclusivement sur des données historiques. Elle peut, par exemple, faire appel à des cartes satellite pluriannuelles pour la même culture et la même période de végétation (les rotations de cultures étendues exigent la prise d’images satellitaires tous les 6 à 8 ans). Par ailleurs, une carte des potentiels de rendement peut également contenir des informations sur l’évaluation des sols allemands dans les années 30 du siècle dernier, des cartes TPI, des cartes de rendement pour moissonneuse-batteuse ou récolteuse-hacheuse, des cartes d’échantillons des sols (capacité au champ utile) ou une mesure de la conductivité du sol. Les balayages de capteurs pluriannuels fournissent également des indications extrêmement précises sur les différentes zones d’une parcelle. Toutefois, il faut toujours veiller à comparer des données de cultures comparables sur la même période de végétation. Les informations géoréférencées susmentionnées permettent alors d’établir une carte relativisée du rendement potentiel. Cette carte présente une moyenne générale de 100 % et s’écarte de la moyenne en fonction du potentiel de rendement de la zone concernée.

Pourquoi ne pas se fier uniquement aux cartes de rendement potentiel ?

Les cartes de rendement potentiel indiquent en pourcentage les potentiels de chaque zone d’une parcelle. La qualité de ces cartes dépend de la qualité et de la quantité des informations historiques considérées.

MAIS : il s’agit ici uniquement de valeurs historiques qui ne correspondent pas toujours à la population végétale actuelle. Par exemple, il arrive souvent que les céréales se développent plus rapidement sur les coteaux sableux exposés au sud, là où le sol se réchauffe plus vite. Le besoin en eau des végétaux est encore couvert par l’humidité hivernale. Mais, en définitive, ces coteaux font partie de zones peu fertiles car ils ne bénéficient pas d’assez d’eau en été pour l’obtention d’un bon rendement.

Par conséquent, il est important de considérer aussi bien les données historiques que les données actuelles relatives à la population végétale pour pouvoir déterminer correctement la quantité d’engrais nécessaire. Avec le procédé MAP-OVERLAY, ISARIA fournit les moyens de la mise en œuvre technique.

Principe de fonctionnement

Une carte de rendement potentiel est ajoutée à la commande dans ISARIA Connect. La commande peut alors être importée dans le terminal. L’utilisateur peut aussi transmettre directement la carte relativisée en format Shape sur clé USB.  Pendant le passage, la quantité d’application optimale pour chaque sous-parcelle est alors calculée et utilisée sur la base du potentiel de rendement (à partir de la carte de rendement potentiel) et de l’état d’approvisionnement de la population végétale (à partir de la mesure réalisée par le système de capteurs ISARIA).

Alliionnementance de la carte et du capteur de végétaux

ISARIA présente les avantages de ces deux stratégies – carte de rendement potentiel historique et mesure actuelle par système de capteurs ISARIA. Les différentes conditions de rendement de la parcelle figurent sur la carte. Grâce au capteur, il est désormais possible d’évaluer et de traiter individuellement la population au sein d’une zone de rendement définie. Ainsi, les différentes zones de rendement reçoivent des quantités d’engrais différentes selon leurs besoins et leur potentiel, et l’engrais est réparti correctement sur une zone de rendement. ISARIA propose ici deux solutions :

  1. Mode monopoint avec carte de rendement potentiel
  2. Système expert ISARIA avec carte de rendement potentiel

Ceci dit, la première variante, telle que décrite ci-dessus, constitue une bonne méthode d’accès pour favoriser les sites dont on attend un rendement élevé, tout en générant des populations homogènes à l’intérieur de ces zones. Il est certain que la seconde variante combinant la carte et le système expert ISARIA est la solution idéale. Avec elle, l’épandage d’engrais est encore plus précis et mieux adapté aux besoins. Avec le système expert ISARIA, ce n’est pas l’utilisateur qui fixe la quantité totale d’engrais mais le système. La quantité d’engrais repose toujours sur l’état d’approvisionnement de la population végétale actuelle. Si la population est correctement approvisionnée, l’apport d’engrais est limité à ce qui est nécessaire jusqu’à la prochaine application ou jusqu’à la récolte. Si la population est insuffisamment approvisionnée, la quantité d’engrais appliquée en supplément permet d’obtenir un approvisionnement optimal. Cet approvisionnement optimal est déterminé par les attentes de rendement et les paramètres de qualité prédéterminés qui doivent être atteints sur la sous-parcelle considérée.

Vergleich der schlageinheitlichen Düngung

Bon a savoir

Tous les systèmes ISARIA permettent d’appliquer l’engrais sur la parcelle en fonction des besoins tout en respectant la directive Nitrates. Une fois le travail terminé, les données de mesure et d’application peuvent être transférées rapidement et facilement vers ISARIA CONNECT où elles sont stockées ou traitées aux fins de documentation. Cela évite tout travail de documentation supplémentaire.

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